Pourquoi fait-on des prises de sang ?
Alors que ce liquide peut paraître si simple, notre sang semble receler tous les mystères de notre santé. La plupart des examens médicaux sont fixés grâce à son analyse. Si les fameux Do Ross et Carter nous ont familiarisés aux “NFS, chimie, iono”, une formule sanguine est beaucoup plus complexe qu’elle n’y parait. Voici un petit guide afin de mieux comprendre vos analyses sanguines.
La formule sanguine est appelée par le personnel médical NFS pour Numération-Formule Sanguine. C’est un examen du sang ayant pour but d’en compter les cellules, de vérifier leur qualité et de mesurer leur proportion dans le liquide qui les baigne : le plasma.
On y trouve tout d’abord les globules rouges ou hématies, qui doivent leur couleur au fer qu’ils contiennent. Ce sont ces cellules qui transportent l’oxygène à travers le corps grâce à l’hémoglobine. Elles ne vivent que 120 jours et doivent donc être remplacés. C’est dans la moelle osseuse que les réticulocytes les synthétisent. Suivant votre sexe et votre âge, la quantité dite normale est de 3,5 à 5,5 millions de globules rouges par millilitre de sang et 11 à 18 g d’hémoglobine pour 100 ml de sang. Un chiffre trop bas indique une anémie qui entraîne alors une moins bonne oxygénation du corps.
L’hématocrite indique le rapport entre volume occupé par les globules rouges et volume sanguin total. Elle est abaissée dans les anémies et augmentée en particulier chez les consommateurs d’EPO. En temps normal, elle se situe entre 37 et 55 %.
Le VGM ou volume globulaire moyen mesure la taille moyenne des globules rouges. Celle-ci diminue dans les anémies chroniques par saignement ou manque de fer et augmente lors de carence en vitamine ou d’une mauvaise absorption alimentaire du tube digestif. Elle augmente aussi lors de consommation chronique de tabac ou d’alcool. Elle est habituellement située entre 80 et 95 μm³. Lorsque les globules rouges sont de taille inégale, cela témoigne d’une anomalie de leur fabrication.
D’autres globules sont dits blancs ou leucocytes. Ils en existent de nombreuses formes différentes en fonction de leur taille, forme… Ce sont des agents de notre système immunitaire. Chaque type de globules blancs a un rôle et des moyens d’actions spécifiques. Un des moyens pour lutter efficacement contre une infection est d’augmenter le nombre de ces globules. Ainsi le nombre, le pourcentage et la forme des divers globules blancs renseignent le médecin en cas d’agression ou de maladie. Ils sont classés en polynucléaires neutrophiles (2000 à 8000/ml), polynucléaires éosinophiles (40 à 400/ml), polynucléaires basophiles (inférieur à 100/ml), lymphocytes (1000 à 4000/ml) et monocytes (80 à 1000/ml).
Les plaquettes sont les composants sanguins qui en permettent la coagulation. Leur taux normal est compris entre 150 000 et 400 000/ml. Quand le taux de plaquettes est élevé, on parle alors de thrombocytose. Le sang a alors tendance est être plus visqueux et donc à moins bien circuler dans l’organisme.
Un ionogramme peut aussi être effectué afin d’analyser les concentrations des électrolytes dans le sang. Ce sont des sels tels le sodium, le calcium, des acides organiques et des protéines. Notez que cet examen s’effectue sur différents liquides organiques, les urines et le liquide céphalo-rachidien par exemple.
Il faut noter que les normes de ces analyses sanguines sont des moyennes statistiques. De plus, les résultats diffèrent en fonction de l’âge, du sexe, de l’alimentation, de consommations d’alcool et de tabac, … L’interprétation par un médecin est indispensable à tout diagnostic. En effet, les analyses de sang sont des données sur lesquelles il se base tout comme l’examen clinique.
Pourquoi une prise de sang ne se fait pas au bout des doigts ?Lorsque vous vos coupez à n’importe quel endroit du corps, du sang coule. Ne serait-il pas plus simple et confortable alors de faire une prise de sang au bout du doigt ? Cependant, pour pouvoir analyser le sang, une goutte ne suffit pas (encore). Essayer d’obtenir un tube de sang en vous coupant un doigt et vous risquez d’avoir arrêter de saigner avant de l’avoir rempli ! En effet, la peau et les corps sont parcourus de capillaires, c’est-à-dire de petits vaisseaux sanguins qui ont pour but d’amener le sang à la moindre parcelle du corps. Le flux sanguin y est donc très faible. En revanche, ils sont alimentés par de plus gros vaisseaux : les artères et les veines où le sang afflux. Il est donc beaucoup plus aisé d’obtenir les 5 ml de sang nécessaires en allant les chercher directement dans ces autoroutes sanguines. Encore faut-il y avoir accès ! Et vous n’avez qu’à regarder votre bras pour vous rendre compte qu’elles sont bien visibles.
Pourquoi le sang prélevé ne coagule pas dans le tube ?
En temps normal, quand nous nous coupons modérément, le saignement cesse rapidement. Cela est dû à la présence de plaquettes dans le sang. Si il coagulait après prélèvement, il ne serait plus analysable. C’est pour cela que la plupart des tubes de prélèvement contiennent un anti-coagulant qui neutralise l’action des plaquettes.
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